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Jours féries, chômage... et grèves : les syndicats unis avec septembre dans le viseur
information fournie par Boursorama avec Media Services 11/08/2025 à 17:46

Négocier? Défiler? Bloquer? Face aux projets pour supprimer deux jours fériés ou réduire les droits des chômeurs, les syndicats sont "énervés" et déjà tournés vers une rentrée sociale qui s'annonce électrique, marquée par divers appels à la mobilisation. "Les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire!", ont prévenu ce weekend dans un communiqué commun dans un front commun la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC, après avoir reçu les documents formalisant la volonté de François Bayrou de rogner certains droits pour réduire les dépenses publiques.

( AFP / THOMAS COEX )

( AFP / THOMAS COEX )

Jours fériés: les syndicats vont-ils négocier ?

Le gouvernement prévoit pour le budget 2026 de supprimer le caractère férié du lundi de Pâques et du 8 mai, pour les salariés du secteur privé comme du public, ajoutant que les deux jours concernés peuvent être "discutés".

Les salariés "ne seront pas rémunérés davantage pour ces nouvelles heures de travail" et "en contrepartie, les employeurs du secteur privé s'acquitteront d'une contribution qui sera affectée au budget de l'Etat" et devrait rapporter 4,2 milliards par an, selon le document envoyé par Matignon.

Les partenaires sociaux ont jusqu'au 1er septembre pour dire s'ils acceptent de négocier sur ce sujet, hautement inflammable. "Personne n’a envie d’y aller", avait assuré mi-juillet le président de la CFTC Cyril Chabanier.

Samedi, les syndicats ont enfoncé le clou en prévenant que ce sujet est à leurs yeux contraire au principe énoncé par le code du travail de "maintenir un équilibre et une cohésion au sein de la société".

Assurance chômage: la réforme de trop ?

Les partenaires sont invités à négocier un nouvel accord, qui viendra remplacer dès le 1er janvier 2026 celui conclu en novembre 2024, en principe pour quatre ans, afin de dégager 2 et 2,5 milliards d'euros d'économies en moyenne par an.

Dans le viseur, le niveau des droits au chômage après une rupture conventionnelle, la durée minimale d'emploi pour être indemnisé et la durée d'indemnisation.

L'assurance chômage a déjà été réformée trois fois depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Selon l'intersyndicale, "aucune justification légale" n'exige une nouvelle négociation.

La nouvelle réforme visée par le gouvernement, qui reprend des idées de celle voulue par Gabriel Attal stoppée par la dissolution en 2024, serait un "carnage total pour les demandeurs d'emploi", a estimé en juillet la leader de la CFDT, Marylise Léon.

La CFDT sera-t-elle à la table des négociations ?

La participation ou non de la CFDT sera déterminante pour la tenue des deux négociations proposées. Habitué à répondre présent, le premier syndicat français réserve cette fois sa réponse, au sortir de plusieurs mois de conclave infructueux sur les retraites.

"Pour ces deux invitations à négocier, on n'est pas demandeurs. Je ne sais pas si on va répondre positivement", a déclaré à l'AFP lundi Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT chargé de l'assurance chômage, avant des réunions de ses instances fin août et mi-septembre.

Mi-juillet, le syndicat avait jugé la suppression de deux jours fériés "inacceptable". De même, "demander aux partenaires sociaux de réformer pour la quatrième fois depuis 2017 le régime d’assurance chômage (...) est un total non-sens", selon la CFDT.

Le 26 août, la centrale tiendra sa rentrée syndicale à la Bourse du travail de Paris. Il y a invité François Bayrou et la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.

Une grève et une mobilisation dans la rue ?

Fin juillet, le secrétaire général de FO Frédéric Souillot a écrit à François Bayrou pour l'informer que son syndicat déposait un préavis de grève du 1er septembre au 30 novembre contre ses "mesures budgétaires".

L'ensemble des huit centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) a par ailleurs lancé une petition pour dire "non au budget Bayrou", qui recueillait mardi 318.000 signatures.

Le 1er septembre doit se tenir une intersyndicale qui "sera importante parce qu'elle pourrait déterminer une action éventuelle, des réactions et des réponses peut-être unanimes", explique Olivier Guivarch.

Le tout dans un contexte déjà électrisé par appel initié sur les réseaux sociaux - hors parti ou syndicat - à "tout bloquer" le 10 septembre. Plusieurs fédérations de la CGT, dont celle de la chimie, on déjà prévu de s'y joindre.

5 commentaires

  • 11 août 19:58

    Je pense que la rébellion n'aura pas besoin de certains syndicats


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